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Julien Chenat, Product designer chez Alan

30 mai 2022 Portraits
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Vous avez été diplômé de la certification professionnelle, "Management de projets numériques interactifs" en 2008, le design interactif en était encore à ses débuts.


L’UX existait déjà mais on parlait plutôt d'architecture de l'information, le secteur en France n’était pas encore mature. Les UX designer n'existaient pas encore, mon premier poste s’intitulait “concepteur - ergonome”, alors que je n'ai pas de diplôme en ergonomie.

 

Aujourd’hui l'appellation continue d’évoluer, il y a de plus en plus d’experts,  on parle désormais de “product designer” par exemple. En 2008 le marché était encore récent, des entreprises comme Digitas avaient déjà des cellules d’architectes de l’information mais c’était les balbutiements de l’UX. 

 

 


Pouvez-vous nous raconter votre parcours ? 


En sortant de Gobelins j’ai travaillé dans des agences en tant que concepteur web. Les agences offrent l’avantage de pouvoir être missionné sur plein de projets et de problématiques différentes. 


Ma responsable m'a proposée de la suivre chez Viadeo. J’ai alors commencé à travailler sur ce qu'on appelle des « produits », d'abord chez Viadeo puis chez Allociné, Blablacar et le groupe BPCE (Banque populaire/Caisse d’épargne) avant de rejoindre Alan en 2018.

 

 

 

Crédits : Alan

 

 

Vous êtes actuellement Product designer, quel est votre métier ?

 

Alan est une assurance santé nouvelle génération. L’idée est de simplifier l’univers des mutuelles, notamment les remboursements. Nous permettons, en autres, d’être remboursé instantanément en prenant en photo sa facture en sortant de chez le médecin.

 

 Nous travaillons également sur des problématiques plus larges liées à la santé. Les clients peuvent par exemple discuter par chat avec un médecin, une sage-femme, faire des tests de vue, ou être accompagnés psychologiquement.  Le but est de ne plus être une simple assurance santé, mais de devenir avant tout un partenaire de santé.


Je travaille au sein d’une équipe de 14 product designers. Nous sommes répartis sur différents aspects du “produit” Alan

Certains travaillent sur Alan à l’étranger (en Belgique et en Espagne), d'autres sur l’aspect relations entreprises en lien avec les services Ressources Humaines de nos clients, moi je m’occupe de ce qu’on appelle les "membres". 


Mon travail consiste à résoudre des problèmes. J’analyse les situations qu’on me présente et je cherche des solutions. La remontée de ces problèmes peut se faire de trois façons différentes: 

 

  • par l’intermédiaire du service support, en contact direct avec les clients, qui va nous alerter sur les thématiques qui reviennent le plus souvent dans les conversations avec les clients
  • par une recherche utilisateur qui nous permet de repérer des problèmes
  • en analysant des données, par exemple, on va analyser le parcours d’inscription d’un utilisateur et si on se rend compte qu’il décroche à un moment, c'est le signe qu’il y a un problème à résoudre.

 

Une fois le problème identifié nous devons nous mettre d’accord sur la solution. Elle peut être très simple (changer un wording ou supprimer une fonctionnalité) ou plus complexe avec la création d’un nouveau parcours utilisateur par exemple. 

 

 

Qu’est ce qui vous plaît dans l’UX ? 


Ce que j’aime beaucoup dans ce métier c’est son côté binaire. D’un côté, il faut être très analytique, presque scientifique, pour creuser et comprendre le problème, pour lire les data et mettre en place un protocole pour les tests utilisateurs et à l’opposé être très créatif dans la mise en place de la solution. Il faut être très structuré tout en étant capable sortir du cadre pour trouver la solution la plus adaptée.

 

 

 

Crédits : Alan

 

 

Que vous a apporté votre formation à Gobelins ?


C’est une carte de visite incroyable. Si je n’avais pas fini mes études par Gobelins je n’aurais pas eu accès à mon stage et je n’aurais jamais pu travailler dans les entreprises par lesquelles je suis passé ensuite. J’invite les gens à finir leurs études par une école renommée, ça change vraiment tout, ça ouvre des portes. 


Par ailleurs, j’ai gardé de très bons contacts de mon année à Gobelins et j'assiste toujours aux conférences de certains intervenants.

 

 


Quel conseil donneriez-vous à un ou une jeune diplômé.e en design interactif ?


Il ne faut jamais se contenter du minimum syndical. C’est toujours intéressant d’aller au-delà des projets qui sont demandés au sein de l’école pour essayer de se différencier et de faire des choses qu’on n’a pas forcément le temps de voir durant la formation. Il faut essayer d’être un peu plus curieux. 

 


Comment envisagez-vous la suite de votre carrière ?  


C'est une très bonne question que je me pose très souvent et aujourd’hui je ne sais pas ! Beaucoup de gens souhaitent évoluer vers des postes de management mais ce n’est pas forcément quelque chose qui m'attire. J’aime toujours autant résoudre des problèmes et je ne me  lasse pas de ce métier. Je me vois très bien continuer en changeant peut-être de thématique.  

 

 

 

 

 

 

Interview par Sophie Jean




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